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Пусси Райот, Открытая Россия, Левый фронт… оппозиция вынуждена молчать / Pussy Riot, Open Russia, Front de gauche… Toute opposition réduite au silence

28 Nov

22 месяца трудового лагеря, обыск в офисе оппозиционного движения «Открытая Россия»… факты вновь свидетельствуют о тоталитарном режиме Владимира Путина.
В книге «Мятежные дни: участница группы Пусси Райот свидетельствует», вышедшей в свет пятого октября, Мария Алёхина рассказывает о своей жизни в заключении. Четвёртого октября она выступала на радио «Франс Интернационал». На следующий день, казалось бы независимо от этого, Следственный Комитет России выдаёт ордер на обыск в офисе политического движения «Открытая Россия», а так же в квартирах некоторых его участников. Эта организация, финансируемая Михаилом Ходоровским, оппозиционером, бывшим олигархом, а ныне эмигрантом, борется за свободу взглядов, права человека, а так же за возможность политического чередования в России.
В прессе об этом почти ничего не говорится и в то же время каждый день приносит новые факты нарушения прав человека и свободы прессы в России.

ГУЛАГ 21-го века

В своей книге, вышедшей в свет несколько дней назад, Мария Алёхина вспоминает о двадцати двух месяцах, проведённых в трудовом лагере. В 2012 году она была осуждена за участие, вместе с другими членами группы «Пусси Райот» в акции протеста в храме Христа Спасителя, выражая несогласие с политикой Владимира Путина. Она пишет, что женские тюрьмы являются красной зоной. Это значит, что они управляются самими заключёнными. Там царит армейская дисциплина и строгие порядки, заключённые должны отдавать салют ответственным лицам. Условия работы очень тяжёлые, приходится шить по 17 часов в день в ускоренном темпе. Холод, физические и моральные страдания, всяческие унижения странным образом напоминают об эпохе ГУЛАГа.

Ложный предлог для обыска

Взломанные двери, обыск офиса, конфискация личного имущества. Пятого октября десяток членов оппозиционного движения «Открытая Россия» снова стали жертвами излишнего рвения властей. Официальным мотивом названо обвинение лидера движения, бывшего управляющего нефтяной компанией «Юкос», Михаила Ходоровского в хищении денежных средств. До выезда за границу, он уже отсидел 10 лет в тюрьме.
На самом же деле речь идёт о новой атаке в адрес оппозиции.

Удержать население от манифестаций

Сергей Удальцов отбыл четыре с половиной года тюремного заключения за нарушение общественного порядка. Его преступление было в том, что он участвовал в 2012 году, вместе со своей партией Левого фронта, в манифестации против капиталистической направленности российского общества, за перераспределение собственности и за соблюдение прав и свобод человека, и в частности за свободу манифестаций. В интервью журналу «Русский репортёр» он высказывает мнение о том, что репрессии властей, особенно в отношении манифестантов, призваны убедить граждан в том, что если они не желают угодить за решётку, то лучше им оставаться дома и не участвовать в манифестациях.

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22 mois dans un camp de travail forcé résumé dans un livre, perquisition dans les locaux du mouvement d’opposition Open Russia, des faits qui témoignent une nouvelle fois du régime totalitaire de Vladimir Poutine.

Maria Alekhina, raconte son histoire et ses jours de détention sans un livre, Jours d’insurrection : une Pussy Riot témoigne, paru le 5 octobre. Elle était invité de France Inter mercredi 4 octobre. Aucune corrélation, mais le lendemain le Comité d’enquête de Russie envoyait des agents perquisitionner les locaux du mouvement politique Open Russia et les appartements de plusieurs de ses employés. Cette organisation financée par l’opposant en exil et ex-oligarque Mikhaïl Khodorkovski, défend la liberté d’information, les droits de l’Homme ainsi que l’alternance politique en Russie.

On en parle peu, et en même temps chaque jour apporte son lot de violations des droits de l’Homme et de la presse en Russie.

Les goulags du 21e siècle

Dans son livre, paru il y a quelques jours Maria Alekhina revient sur ses 22 mois passés dans un camps de travail forcé. Elle avait été condamné en 2012 pour avoir investi la cathédrale du Christ-sauveur à Moscou, avec d’autres Pussy riot, pour protester contre le pouvoir de Vladimir Poutine.
Elle raconte que les prisons pour femmes sont dans des zones rouges, c’est à dire qu’elles sont gérées par les prisonniers. Les détenus doivent saluer les responsables, comme à l’armée. Le rythme de travail est harassant, 17 heures par jour à coudre. Froid, douleurs physiques, humiliations… rappellent étrangement l’époque des goulags.

Un faux prétexte pour perquisitionner

Des portes forcées, des objets personnels confisqués et locaux politiques fouillés. Une dizaine de membres du mouvement d’opposition, Open Russia, ont été victimes, une fois de plus, de l’acharnement du pouvoir en place, jeudi 5 octobre. Officiellement, les autorités accusent le leader du mouvement et ex-dirigeant de la société pétrolière Ikos, Mikhaïl Khodorkovski, de détournement de fond. Avant de partir en exil, il a passé 10 ans en prison.
En réalité, il s’agit d’une nouvelle attaque contre toutes formes d’opposition.

Dissuader de manifester

Sergeuï Oudaltsov a purgé quatre ans et demi de prison pour trouble à l’ordre public. Son crime : avoir manifesté, avec son parti Front de gauche, en 2012, contre le système capitaliste russe, pour la redistribution des richesses et le respect des droits et libertés des citoyens y compris celle de manifester. Dans une interview au journal Roussiki Reporter, il estime que les répressions du pouvoir, notamment lors des manifestations est un moyen d’inciter les citoyens russes à rester tranquillement chez eux, à ne pas manifester, aux risques de finir en prison.

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Pierre Servent: « Nous sommes en guerre »

16 Nov
Attentats au Bataclan

Attentats au Bataclan

Ancien journaliste à la Croix et au  Monde, Pierre Servent est aujourd’hui consultant pour une quinzaine de médias. Malgré un emploi du temps chargé, il a accepté de me livrer son analyse des événements.


– Fallait-il s’attendre à avoir des attentats sur le sol français et notamment des attentats d’une telle ampleur?
Oui, j’ai écrit dans un livre en 2009 que la France était en guerre. Elle ne le savait pas, mais la nébuleuse djihado-terroriste nous a déclaré la guerre. Depuis plusieurs mois, notamment depuis les attentats de janvier, nous sommes quelques spécialistes à alerter dans les médias que nous serions frappés par des attentats majeurs. Evidemment ce qui s’est passé me bouleverse mais ne représente aucunement une surprise.

– Si selon vous, il y avait un risque, y-a-t-il eu une défaillance de la part des autorités ?

Ces derniers mois, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures notamment pour renforcer les moyens de renseignements. C’est très important de pouvoir écouter, repérer et identifier ceux qui vont passer à l’acte. Mais dans des sociétés démocratiques ouvertes et vivantes comme les nôtres, il est extrêmement difficile de parer ce genre d’attaques, montées à partir de la Belgique. Je ne parlerai pas de défaillance car nous sommes en guerre, une guerre particulière. Mais on ne peut pas assurer à 100% la sécurité des Français. Il va donc falloir s’habituer, se durcir et changer notre état d’esprit et notre mode de fonctionnement qui ne sont pas adaptés à l’état de guerre dans lequel nous sommes.

– Quand vous dites changer notre mode de fonctionnement, vous faites référence à notre manière de vivre ou à notre manière de penser?

Je pense aux deux. La manière de penser car nos sociétés ont complètement évacué l’idée de guerre. Nos soldats à l’extérieur y étaient confrontés mais nos sociétés, et pas que la France, ont complètement éjecté de nos pensées cette idée. La mobilisation ne doit pas concerner que les services de renseignements, les forces de l’ordre et l’armée. Tous les citoyens doivent se fédérer et s’engager. Sur le plan de nos pratiques et de nos habitudes, il faut qu’on change un certain nombre de choses, sans pour autant basculer dans les erreurs de nos amis américains après le 11 septembre. Il ne s’agit pas d’instaurer la torture, d’avoir des camps de détention arbitraires etc.

Je vais vous donner un exemple mais je pourrais vous en donner cent. Le juge antiterroriste Marc Trevidic a travaillé pendant dix ans contre les filières djihadistes. C’est aujourd’hui à mon sens, un des meilleurs connaisseurs des réseaux, des modes de fonctionnement, des modes opératoires des terroristes. Eh bien, ce juge aujourd’hui s’occupe d’affaires sociales. Pourquoi, parce qu’il y a des dispositions administratives qui font qu’au bout de dix ans dans un domaine, il a dû abandonner les dossiers qu’il connaît parfaitement pour aller s’occuper d’autres choses. C’est typique du fait que nous n’avons pas compris que nous sommes en guerre et lorsque nous le sommes, on ne demande pas à un « général » qui est extrêmement performant de s’occuper des pâquerettes.

En France, il faut toujours attendre une catastrophe pour réagir


– Selon vous, est ce que d’autres mesures pourraient être prises pour être plus efficaces dans la lutte contre le terrorisme ?

L’état d’urgence est une bonne chose, sauf que nous aurions dû le décréter à froid il y a six mois. En France, il faut toujours attendre une catastrophe pour réagir. J’ai été très frappé ces derniers mois, par des réactions et des protestations, notamment lors de discussions sur la loi sur le renseignement, de la part d’associations, de groupes de magistrats, et même de la presse du genre de « on en fait trop » ou « le gouvernement exagère, il attente à nos libertés » etc. Il faut maintenant réaliser ce qu’il y a en face de nous. L’état d’urgence va nous permettre de recueillir plus de renseignements. Les effectifs ont été renforcés et ils vont sûrement continuer à le faire. Mais le problème c’est que les résultats ne sont pas immédiats. Ça ne suffit pas d’embaucher des policiers, des gendarmes etc. il faut qu’ils soient formés à la lutte antiterroristes. Nous avons en face de nous un adversaire qui est agile, mobile, qui a des recrues chez nous, et qui connaît nos modes de fonctionnement. Ce n’est donc pas un coup de baguette magique qui va résoudre le problème.

Mais pour avancer des propositions à court-terme et de plus long-terme car nous sommes engagés dans une guerre de trente ans, il faut arrêter complètement les suppressions d’effectifs de militaires. Le président de la République a ralenti ce processus mais il faut totalement l’arrêter. Il faut très rapidement mettre en place un mécanisme de garde nationale de façon à permettre aux militaires d’être employés dans les opérations extérieures. Le problème c’est que sa création nécessite trois à cinq ans. Or, ça fait dix ans que je demande la création d’une garde nationale.

Il faut renforcer les effectifs de gendarmerie, de police. Tous ces retards là nous desservent. Il faut que les citoyens se disent « est ce que je me suis opposé à la réduction des effectifs militaires, à la baisse systématique des budgets de la Défense ».

Un dernier exemple concret que l’on peut réaliser tout de suite. Aujourd’hui, un fonctionnaire de police, quand il n’est pas en service, n’a pas le droit de porter son arme. Si au Bataclan, par exemple, il y avait des fonctionnaires de police, amateurs de musique rock, ils n’étaient pas armés parce que nous sommes dans des procédures administratives de temps de paix. Il faut qu’ils puissent porter leur arme en permanence. Il faut que lorsqu’il y a des fonctionnaires de police qui prennent un train lors de leur vacances etc. ils le signalent aux contrôleurs et donc s’il se passe quelque chose dans le train ils peuvent agir. Je vais plus loin, les réservistes opérationnels sous contrat avec l’armée, entraînés au combat, sur la base du volontariat et avec un entraînement spécifique devraient avoir un port d’arme.

Il faut parvenir à mettre en place un dispositif qui puisse réagir contre des attaques de ce type. Car ces attaques se répèteront. Il n’ y a aucun système qui puisse permettre de les faire disparaître toutes. Nous avons eu depuis janvier, plusieurs tentatives d’attentats qui heureusement ont été déjouées. Mais il était évident que nous n’arriverions pas à les déjouer toutes et nous n’arriverons pas à les déjouer toutes dans l’avenir. C’est une mutation intellectuelle de toute la société française qui doit être opérée aujourd’hui avec fermeté et calme.
– Est ce qu’il y a, selon vous, une nécessité de changement de la politique étrangère de la France. Faut-il la durcir, notamment en ce qui concerne la lutte contre Daesh en Syrie et en Irak?

Il faut saluer le courage de la France qui depuis des années lutte contre le djihado-terrorisme, incarné par Al-Qaïda et par Daesh, qui est un rejeton d’Al-Qaïda. Il faut rappeler qu’Al Baghdadi était un des bras droits d’Al Zarkaoui, le chef jordanien d’Al-Qaïda en Irak. La France était en première ligne dans ce combat notamment au Sahel ou contre Boko Haram au Nigeria. Nous sommes également présents dans les airs et au sol en Irak et dans les airs en Syrie.

Il va y avoir une intensification de notre effort de guerre en Syrie et en Irak avec l’arrivée de notre porte-avion Charles de Gaulle qui va permettre certainement de tripler nos capacités de frappes aériennes. Par ailleurs la France est très active sur le pan diplomatique. Nous n’avons pas à rougir de ce que nous avons fait et de ce que nous allons faire. Mais pour arriver à vaincre militairement Daesh, il faut parvenir à un accord politique global entre toutes les factions présentes en Syrie et en Irak. Malheureusement, ce processus là n’est pas encre engagé. De plus, l’intervention russe n’a fait qu’aggraver les choses aujourd’hui.
Livre à paraître le 7 janvier, « Extension du domaine de la guerre » aux éditions Robert Lafont. 

Le Costa Concordia aurait transporté de la cocaïne

2 Avr

Des conversations entre deux mafieux auraient révélé une cargaison suspecte à bord du paquebot D’après le quotidien La Repubblica, le Costa Concordia, échoué le 13 janvier 2012 au large de l’Italie, aurait eu à son bord une très grosse quantité de cocaïne. Des enquêteurs italiens auraient intercepté des conversations entre deux membres de la mafia calabraise ‘Ndrangheta. « Ce bateau qui a valu à l’Italie d’être la risée du monde » C’est en écoutant deux membres de la mafia calabraise, qui détient le quasi-monopole du trafic de cocaïne entre l’Europe et l’Amérique du Sud, que des enquêteurs de la police fiscale italienne (la Garde des Finances) auraient fait le rapprochement entre le tristement célèbre paquebot et une cargaison très importante de poudre blanche.  Michele Rossi et Massimo Tiralongo, deux caïds bien connus des services, se feraient appeler respectivement « Olivia » et « Giulia » au téléphone. Des extraits de ses conversations auraient été publiés dans le quotidien italien. Il serait question d’un chargement égaré : « Tu te souviens de quelle marque était la princesse ? » aurait déclaré « Olivia ». Le second réplique : « Sur ce bateau qui a valu à l’Italie d’être la risée du monde» et «qui nous a pris par les fondements ». Les enquêteurs en auraient conclu que le Costa Concordia servait de mule pour le réseau mafieux. Cependant, les sauveteurs et le personnel du chantier de Gênes, où a été remorqué le paquebot le 27 juillet 2014, n’ont trouvé aucune trace de drogue à bord. Croisières sur l’autoroute de la drogue La piste n’est néanmoins pas dénuée de sens puisqu’il semble que le marché des croisières soit devenu le nouvel El Dorado des passeurs de drogues. Costa Crociere, MSC et la Norwegian Cruise Line seraient, selon les policiers, les compagnies favorites de la Mafia. A l’insu des commandants de bords mais avec la complicité de membres d’équipage et de faux touristes, la drogue transiterait sur le vieux continent via ce luxueux moyen de transport. La drogue serait cachée avec les réserves de nourriture des bateaux. Le 27 octobre 2013, un container aurait été saisi sur le port de Gênes à bord du «Famosissima» de la MSC. Le couple « Olivia » et Giulia » fait allusion à cette prise : « la quantité perdue dans un conteneur saisi le 27 octobre 2013 au port de Gênes ». Ou encore, le 11 mars, cinq membres d’équipage du Norwegian Sun ont été interpellés au moment où ils embarquaient sept kilos de cocaïne à Tampa, en Floride.

Les enjeux des négociations sur le nucléaire iranien

2 Avr

Actualisez-vous

Un nouvel espoir dans l’aboutissement d’un accord entre les occidentaux et l’Iran

Les enjeux de la conférence de Lausanne laissent présager une refonte de la carte géopolitique au Moyen Orient

Les négociations à la conférence de Lausanne sur le nucléaire iranien n’ont pas abouties mardi 30 mars. Le but de cette conférence entre les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Grande Bretagne, Russie), l’Allemagne et la République islamique d’Iran est une augmentation de la durée dans le temps de la construction de la bombe atomique iranienne en échange d’une réduction des sanctions internationales qui pèsent sur le pays après douze ans de négociations infructueuses. L’objectif pour l’Occident d’échelonner dans le temps la fabrication de la bombe nucléaire est de trouver une parade au cas où l’Iran déciderait de sortir de cet accord.

Des tractations en montagnes russes

Mais, les iraniens ont des demandes très précises…

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Hypocrisie, Espoir, Rassemblement

9 Jan

Il faut des morts pour que les populations se rassemblent

Hypocrisie. La France n’est pas le seul pays attaqué par des terroristes, la France n’est pas le seul pays à vivre dans la peur d’une nouvelle attaque. Il n’y a pas que nos journalistes qui sont assassinés : les journalistes américains James Foley le 19 août et Steven Sotloff le 2 septembre ont été décapités par l’Etat islamique. Plusieurs journalistes de Charlie Hebdo étaient sous protection policière. Dans un pays où l’on se dit choqué par ce qui c’est passé le 7 janvier, le plus choquant eut été que ces journalistes en France auraient dû pouvoir faire leur travail, faire valoir la liberté de penser, d’expression et la liberté de presse sans avoir peur pour leur vie. Les caricaturistes du journal n’étaient pas les premiers à subir les menaces d’extrémistes à cause de leurs dessins. Le dessinateur danois Kurt Westergaard, auteur des premières caricatures de Mahomet en 2005, a échappé de peu à un attentat le 1er janvier 2010. Nombres de journalistes russes ont payé de leur vie pour faire vivre la liberté de la presse : Anastassia Babourova 25 ans, Anna Politkovskaïa ou Igor Domnikov du journal Novaïa Gazeta ont été tués pour avoir osé faire face au pouvoir et faire valoir la liberté d’expression.

La guerre est partout

Il est parfaitement normal de réagir comme nous le faisons en ce moment face à cette attaque en notre sein. Mais il ne faut pas se voiler la face, ces horreurs se passent tous les jours autour de nous, dans des pays plus ou moins proches, dans des états plus ou moins démocratiques mais avec la même volonté de la part des populations de vivre libres sous les valeurs de la démocratie.

Il ne faut pas être égoïste en ne voyant que nos malheurs, que cette attaque. Il y a tellement de pays et de populations qui souffrent tous les jours depuis bien trop longtemps sous le joug d’extrémistes, de dictateurs. Nous voyons tous les jours dans la presse des attentats, des morts. Nous connaissons parfaitement les pays, les responsables de cette nouvelle guerre mondiale. La Syrie est sous les feux depuis le 15 mars 2011, confrontée à une guerre civile pour le droit à la démocratie. L’Afghanistan doit toujours se battre contre les talibans, le Sahel est sous l’emprise d’Aqmi, de Boko haram. Le Pakistan fait face à des attaques meurtrières de la part des talibans pakistanais (TTP); le 16 décembre, 132 enfants sont morts dans une école contrôlée par l’armée. Les ukrainiens sont en guerre contre la Russie pour préserver leur nouvelle démocratie si fragile. Pour nous, français ce qui est choquant c’est une attaques sur notre sol, la mort de journalistes en France, en plein Paris.

Rassemblement

Hypocrisie. Il y a des tentatives d’attentats qui sont déjoués tous les jours par les renseignements. Nous connaissons le danger terroristes, nous le voyons dans le monde, nous le voyons se rapprocher de nos frontières. Nous voyons dans les médias, des français partir au djihad dans des pays en guerre, s’attaquer à nos valeurs de tolérance, de libertés comme l’a fait Mohammed Merah. Les renseignements ont listés ces personnes dangereuses, ils les surveillent, nous le savons.

Des civils meurent tous les jours dans le monde à cause des terroristes. Mais il ne faut pas oublier que nos soldats tombent aussi pour défendre les valeurs de la République, pour les diffuser au-delà de nos frontières car tout homme a le droit de vivre libre. Ils donnent leur vie, ils font face aux horreurs de la guerre, à des attaques comme celle que nous avons vécu, pour essayer de nous protéger, pour nous éviter de vivre ce que nous avons vécu en ce 7 janvier 2015.

Nous ne nous y attendions pas, nous ne pensions pas être touché sur notre territoire, nous ne pensions pas que nos journalistes seraient la cible de l’obscurantisme des extrémistes religieux. Mais encore une fois, nous ne sommes pas le seul pays à subir ces attaques. Les Etats Unis ont vécu ce genre de drame le 15 avril 2013 lors des attentats de Boston, Londres en 2005 Madrid en 2004. Le Nigéria a vu 276 lycéennes, des enfants kidnappés par des extrémistes l’année dernière. La guerre du terrorisme couve depuis des décennies.

Cabu… vous ne serez pas morts en vain. Votre volonté de vous battre pour la liberté de la presse ne mourra pas avec vous.

Espoirs. Comme il y a soixante-dix ans face à l’envahisseur nazi, les français, les citoyens, savent se rassembler, pleurer pour faire vivre ce que nos aînés ont mis tant de temps, tant de sang à nous faire connaitre. la LIBERTE. Nous sommes TOUS Charlie.